Communiqué de Martin Malvy, porte parole de l'Association des Régions de France : "Déficits : vers la recentralisation ?"
Avec l’annonce d’un gel en valeur des dotations de l’État, ce n’est pas la première fois que le Président de la République fait fausse route. Les Régions ne pourront plus accompagner l’État. Elles ne pourront plus accompagner le développement. Elles ne pourront pas respecter les contrats passés. En pleine crise, le Président de la République est une fois encore à contre courant. On mesurera trop tard les conséquences d’une réflexion idéologique qui mène à la recentralisation.
Le Président de la République a été long à mesurer l’ampleur des déficits et de l’endettement de la France. Si la crise y est pour quelque chose, Nicolas Sarkozy y est pour beaucoup. Rappelons-lui une fois encore, que les collectivités locales n’y sont elles pour rien, qu’aucune Région ne présente un budget en déficit, que la dette de toutes les collectivités locales françaises n’atteint pas 10 % de celle de l’État, malgré les transferts de charges qui auraient dû lui permettre d’améliorer sa propre situation dont la dégradation est effectivement alarmante.
C’est l’économie nationale qu’il va mettre un peu plus en difficulté. La réforme de la fiscalité mettait les Régions au régime sec. Le gel des dotations va les contraindre à une réduction drastique des investissements qu’elles réalisent et de leurs interventions économiques d’éducation, de formation ou encore dans le domaine des transports collectifs pour ne citer que ceux là , sans oublier l’obligation dans laquelle elles vont se trouver de restreindre très fortement leur soutien aux communes.L’obstination du Président de la République à contester la démocratie locale, va coûter cher à la France.



